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| Quelques dédicaces à Lady Morrigan |
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| Philippe de Beaumond , son ami , adepte du shibari, collaborateur artistique |
Maitresse Morrigan est une dominatrice d'exception ; son donjon situé dans un des quartiers les plus chics de Paris est à son image, elle vous reçoit dans un cadre envoûtant et baroque; Venir saluer une dominatrice telle que Lady Morrigan est un moment de volupté où tous les sens rentrent en éveil. Philippe de Beaumond |
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| Charon de La Forge, ami , forgeron , créateur d'objets BDSM |
Chere amie,
C'est avec le plus grand plaisir que je decouvre votre site ,
Permettez moi de vous en feliciter ... vous connaissant je constate qu'il est a votre image, raffiné, subtil mais néanmoins affuté d'une grande exigence , car sans nul doutes vous l'etes autant avec vous meme qu'avec ceux qui vous entourent ... ceci est l'apanache des etres d'exception ,c'est pour cela que j'ai toujours un immense plaisir a nos collaborations
Amitiés ..
Charon Delaforge. |
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| H, son second Valet |
De multiples émotions nous assaillent quand nous montons vers Votre Royaume : empressement de vivre enfin ce rêve, crainte de ne pas être à la hauteur de Vos exigences, frisson de la transformation qui s’opère à chaque pas nous rapprochant de Vous… Une hésitation devant la porte : on vérifie sa tenue, sa coiffure, sa présentation… On sonne… Des bruits de talons résonnent derrière la porte, accélérant le rythme cardiaque en écho… Le bruit d’une clé dans une serrure, la porte s’ouvre, sur un couloir plongé dans la pénombre. On Vous sait derrière cette porte, que l’on franchit tout en sachant qu’une part de nous meurt sur le perron, et que cette autre personne, soumise, masochiste, va revivre grâce et pour Vous. La porte claque. C’est parti…
Je maintiens la tête baissée tout en Vous suivant dans ce couloir qui mène à la salle du trône : je ne peux Vous contempler sans avoir reçu l’autorisation. Je ne vois que les talons aiguilles de Vos cuissardes dépassant de Votre longue robe de cuir.
Vous me guidez vers Votre salle d’audience, une vaste pièce au mobilier simple : Votre trône au velour rouge et boiseries dorées, et une banquette assortie, sur laquelle reposent un martinet en forme de fleuret… Vous « m’invitez » à me séparer de mon blouson, de mon pull et de mes chaussures. Sitôt après avoir obtempéré, je m’agenouille face à Vous, toujours tête baissée… Vous m’ordonnez de Vous saluer comme il se doit, et ma langue se précipite au contact du cuir de Vos cuisssardes, que je pôlis langoureusement et avec dévotion, d’une langue souple et agile enveloppant Votre talon, Vos orteils, la courbe de Votre pied, que l’on devine frémissant sous la gaine de cuir. Vous Vous penchez, Votre main glisse dans mes cheveux, la joue, mon menton, puis Vos doigts grâcieux mais ferme redresse le menton et j’aperçois enfin Votre visage : yeux bleux où se mêlent la froideur de la glace nordique et la châleur des mers caraïbéennes, chevelure argentée encadrant Votre visage d’une blancheur lactée, lèvres rouges fines dessinant une bouche délicate d’où sort le murmure cristallin de Votre voix. Débute alors l’ensorcellement… D’abord, l’apprivoisement : Vous me questionnez sur mon parcours, ma vie au quotidien, et ce qui m’a mené à Vous. J’avoue alors mon sentiment d’infériorité, et mon désir de l’assumer en me mettant au service d’une Reine à servir selon Ses Désirs ou Caprices. Comment j’ai eu connaissance de Votre monde, interviews, soirée, site… Comment je Vous admire pour ce que Vous représentez… Et ce, avant de découvrir qui Vous êtes… Le ton doux et cordial de cet échange ne laisse pourtant pas d’hésitation sur la place de chacun : Vous posez les questions, jugez les réponses, Vous faîtes une première idée sur Votre prétendant… Et durant le temps de cet échange opère l’autre ingrédient de Votre sorcellerie : le temps… Le temps durant lequel je contemple Votre beauté, j’écoute Votre voix douce et cristalline tel un ruisseau de montagne, je m’abîme dans le bleu de Vos yeux, dont je ne sais si je peux les admirer ou si je dois plier devant eux… Bien qu’habillé, je me sens nu sous Votre regard
Vous me présentez alors Vos mains, m’expliquant que c’est une partie importante de Votre corps, comme prolongement de Votre volonté, outil de châtiment ou de tendresse selon Votre humeur et le mérite de Votre serviteur. Je le honore de mes mains, en un massage long et appliqué, prenant soin de chacun de Vos doigts, de Vos phalanges, de Votre poignet. On sent Votre corps se détendre au ralentissement de Votre souffle, au repos de Votre dos contre Votre fauteuil, à Vos yeux clos…
Un dernier baiser à Vos paumes, et je me dévêtis sous Vos ordres pour ne plus arborez qu’un harnais. Tête baissée, je Vous apporte un collier et 2 brasselets déposés sur la banquette, et je les dépose dans Vos mains, pénitent heureux de porter la marque de son état. Vous tenez le collier de Vos 2 mains posées sur Vos genoux. Je baisse la tête au contact du collier, entre le tissu tendu de Votre
Vous me présentez alors Vos mains, m’expliquant que c’est une partie importante de Votre corps, comme prolongement de Votre volonté, outil de châtiment ou de tendresse selon Votre humeur et le mérite de Votre serviteur. Je le honore de mes mains, en un massage long et appliqué, prenant soin de chacun de Vos doigts, de Vos phalanges, de Votre poignet. On sent Votre corps se détendre au ralentissement de Votre souffle, au repos de Votre dos contre Votre fauteuil, à Vos yeux clos…
Le sort est alors entièrement jeté : je reste hypnotisé, fasciné, amoureux du regard, de la prestance, de la douceur et du Pouvoir de Maîtresse. Je me sais le corps nu et offert à Maîtresse, libre d’y infliger douceur ou douleur, et je sais que je n’aurais pas la force de fuir, prisonnier du magnétisme de Vos yeux. Nul besoin d’hausser la voix : Vos désirs sont des ordres naturels, on ne peut se rebeller, car on perdrait alors le privilège, l’honneur de Vous contempler… Et Vous connaissez Votre pouvoir…
Je m’incline alors et lèche Vos cuissardes avec reconnaissance. Un changement s’est opéré : ce n’est plus mon plaisir fétichiste qui me guide, mais un vrai sentiment de reconnaissance envers Votre clémence, et cela semble être le geste naturel : Vous lécher les bottes, pour Vous dire « merci »… Ce geste pourtant déjà opéré à plusieurs reprises semble prendre un tout autre sens à Vos pieds…
Maîtresse me laisse remonter ma langue le long de son mollet, mais m’interdit de toucher Sa peau… J’obtempère avec d’autant plus d’empressement que le plaisir de Maîtresse est devenue ma seule ambition. Mais Maîtresse est joueuse, Elle écarte un peu le pan de sa robe, dévoilant un peu plus sa cuissarde, jusqu’au genou, pui la cuisse… Puis découvrant son bas enveloppant sa chaair, sous-tendu par un porte-jarretelle dont on ne voit que l’épingle… Le conflit apparaît : le désir personnel et presque puéril de toucher du bout de la langue la chair gaînée de soie de Maîtresse, à l’encontre de Son ordre, ou l’obéissance, et rester sur le cuir des cuissardes soumis à la torture de la tentation réfrénée… La jeunesse pousse à la déraison, et la langue touche avec émotion et crainte de sentence le bas de soie… Maîtresse ne recule pas, ne punie pas, ne proteste pas… et je savoure mon plaisir volé… Avant de le payer : après que Maîtresse est ordonnée la fin de mon hommage à Ses jambes, elle me présente Ses 2 mains à embrasser, avant de me gifler. Aucune protestation, aucune surprise, seulement l’acceptation du châtiment pour avoir cru encore un instant pouvoir me laisser guider ma mon désir égoïste.
Maîtresse se lève, saisit un foulard et me bande les yeux. Je sens le mousqueton d’une laisse se refermer sur l’anneau du collier, puis une tension dessus. Maîtresse me guide en me précédant vers une autre pièce. Là je m’y redresse, et Vous m’adossez à un plan en bois. Vous m’y nouez alors pieds et poings en croix, le corps offert, les yeux bandés… Mes sens se limitent à l’ouïe, et j’entends Vos pas qui s’éloignent, Votre main qui saisit un objet, puis le bruit d’un briquet… Vos pas se rapprochant. Votre souffle sur ma peau. Puis une aiguille sur mes épaules. Sur mon torse. Sur ma poitrine. L’ivresse monte, la transe. Après quelques assauts brûlants, Vos pas s’éloignent, le contact se perd… Et une nouvelle étape est franchie.
Le soumis est prêt à la douleur, prêt à devenir masochiste, prêt à savourer la souffrance comme un cadeau reçu de Maîtresse, comme une sensation reçue par Maîtresse. Je découvre que je suis prêt à tout recevoir pourvu que ce soit de Vos mains, sous Vos yeux, à Vos pieds. Ma raison s’effondre, mon cœur s’envole, et seul mon corps tente de me retenir dans mon ancienne condition… Vous le testez alors ce conflit interne : Vos doigts retrouvent mes tetons sensibles et déjà endoloris, si sensibles, si timides… Mon cœur Vous remercie, Vous loue, et se lie d’une passion, d’une addiction pour Vos mains, Votre Pouvoir, Votre souveraineté… Mon corps tressaille, tremble sous la douleur. Parfois, il se dérobe, mais la Passion le dompte et le remet au contact de Vos doigts. Je Vous supplie intérieurement de me bailloner et de laisser ce corps protester par des cris de douleur étouffés, mais Vous ne l’entendez pas ainsi, et ma volonté se doit de contenir ce conflit… Vous me poussez dans mes retranchements, dans une torture minutieuse et sans fins. Je lutte pour ne pas céder, pour ne pas Vous supplier d’arrêter, car ce lien chéri que Vous m’accordez serait alors perdu… Mais je n’en puis plus, et à bout de souffle, je Vous conjure de mettre fin à cette torture…
La douleur fait place à une honte et un sentiment d’indignité… J’ai présumé de mes forces, j’ai dû supplier Maîtresse de mettre fin à Ses gestes… Une sensation d’abandon alors que les pas s’éloignent… Et un amer regret, en constatant que n’importe quel contact vaut mieux que l’abandon…
Vous revenez… Et je loue encore Votre bonté. Le bruit de gants de latex que l’on enfile. Puis un son familier : celui d’une aiguille que l’on ouvre… Les souvenirs proches de la convesration ressurgissent : la peur des aiguilles jamais expérimentées jusqu’alors, la volonté de repousser Ses limites par Amour pour sa Maîtresse… il est temps de se montrer digne…
Votre voix douce m’explique le geste. Ce qu’il va se passer. Que je ne dois pas crier, pas bouger… Cette voix dont je guettais chaque ordre avec crainte me rassure à présent… Vous êtes là. C’est bien pour Elle, et pour Vous, que je tends mon torse… Vos doigts pincent la peau… Un sursaut et un petit cri de surprise… Et la sensation de metal qui glisse sous la chair. Puis la découverte de cette étrange sensation… Ainsi, c’est cela, les aiguilles… Ni douleureux, ni désagréable, juste… étrange ?? Vos mains retrouvent mes tetons… Mais la transe du dépassement et de l’appartenance est là. Le corps de proteste plus, devient attentif… Et Vous appartient…
Puis les gestes cessent. L’aiguille se retire, laissant place à une compresse pour éteindre le mince filet de sang perlant de ma poitrine. Vous libérez poings et poignets… Me guidez dans la salle du trône. Et me libérez du bandeau…
Un silence intérieur résonne lorsque le masque tombe. Une sensation de plénitude, avoir trouvé sa place, avoir vécu le dépassement de soi… Un peu de relâchement dans la tenue auprès de Maîtresse, mais que Vous tolérez car Vous êtes indulgente… Et surtout, de l’amour, de la passion et de la reconnaissance… Pour ce voyage aux confins du soi, de sa dévotion, de ses fantasmes, que Vous m’avez accordé et qui me rend élu parmi les mortels. Pour cette grâce, cette prestance, cette beauté. Cette humanité chaleureuse, qui fait que Vous êtes à l'écoute, sans pour autant ne pas être ferme dans Vos ordres, Votre volonté. Et encore Vos yeux et Votre voix, ceux d’une Walkyrie, Déesse guerrière et de charme venue du Nord. Pour Votre clairvoyance dans la relation D/s aperçu lors de notre échange initial. Pour Votre pouvoir devant lequel j’ai plié et courbé l’échine en à peine quelques instants avec plaisir et empressement. Pour Votre rire éclatant que Vous n’avez pas honte de cacher sous prétexte que Vous êtes devant un serviteur. Pour Votre conviction naturelle qui Vous habite et qui fait vraiment de Vous une femme supérieure, une Maîtresse, une Reine souveraine… Une Déesse. Lady Morrigan…
Je suis désolé Maîtresse, Vous m’aviez demandé quelques lignes sur Vous… j’espère que Vous n’y verrez que la passion qui m’anime, et qui est comme Vous le voyez entièrement mû par le culte que je Vous porte.
Servilement Vôtre. H. |
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Mon plaisir est votre dévotion ,
votre abandon est mon Absolu |
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